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ce que je chante à la Lune

Discussion dans 'Poésie, écriture, théâtre' créé par rêveuse nocturne, 24 Octobre 2018.

  1. rêveuse nocturne

    rêveuse nocturne Légende

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    merci beaucoup >.< tu es très douée aussi
     
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  2. wolcaine99

    wolcaine99 Légende

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    Pas de la même manière, peut-être^^ Thank you <3
     
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  3. rêveuse nocturne

    rêveuse nocturne Légende

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    Elle attendait le soir avec une envie déchirante. Elle ne vivait que pour le noir. Courait dans sa vie pour arriver plus vite au moment où la lumière disparaissait, ou on n’attendait plus rien d’elle, ou elle pouvait être tout ce qu’elle voulait mais plus que tout, elle-même. Elle courait après l’instant où la solitude n’avait rien d’antinaturel, ou elle pouvait aimer le chaos sans être coupable, le moment où elle pouvait vivre sans être appelée folle. Oui, la folie passe bien mieux la nuit. Alors, quand son seul témoin était la lune, elle lisait, elle lisait de la poésie. Elle chantonnait en son esprit des milliards de mots, elle lisait des vers datant de siècles ou de mois. Elle lisait Victor Hugo, les rois des rois de la maitrise des mots, ou someone_lost, l’ado perdue qui partageait ses écris. Elle lisait la vulgarité de Boris Vian ou les beaux mots d’Alfred de Vigny, elle lisait le comique d’Edmond Rostand ou le drame de Shakespeare. Elle lisait tant et tant qu’on se demandait ce qu’elle cherchait aussi désespérément dans ces océans de mots. Elle lisait avec cet entrain suicidaire, voulant se noyer dans les phrases, dans les vagues de lettres, se laisser submerger par les émotions que les textes faisaient succéder en elle. Ce qu’elle cherchait avec folie, c’était quelqu’un pour comprendre son agonie, des mots pour retranscrire sa douleur, des histoires qui disaient d’elle ce qu’elle n’arrivait pas à dire elle-même. C’est elle qu’elle cherchait dans ces textes, dans ces variétés de tous lieus et tout âge, à se comprendre, elle cherchait quelqu’un qui eut, un jour, senti la douleur, l’euphorie, la tristesse, l’amour qui brulait en elle. Et elle passait sur des centaines de citations à la recherche de mots qu’elle n’arrivait pas à dire. Et elle dévorait des livres à la recherche d’émotions qu’elle n’arrivait pas à exprimer. Que sa haine fut ressentie un jour par un écrivain, qui les ait plaqués sur une feuille intemporelle. C’était la seule manière pour sa petite tête trop pleine de rester saine, faire sortir l’intensité de sa manière de ressentir par les mots d’autrui. Elle était à la recherche interminable de l’émotion, de mots qui la fasse hurler de pleurs ou de joies, pleurer de douleur ou d’amour, aimer de cœur ou d’âme, elle cherchait, accro à la vie, accro à sentir, que les mots lui provoquent tant de sentiments, qu’elle ait envie de retourner à eux le soir suivant. Les mots étaient sa Shéhérazade, l’emplissant de sentiments pour au petit matin, qu’elle ne veuille qu’une chose, les rejoindre à nouveau le soir. C’était sa seule accroche, sa seule corde, qui la tenait jusque-là, qui la gardait de partir. Pour réussir à vivre, mais quand elle était trop vivante, calmer son cœur trop plein. Elle se tenait aux mots, elle vivait dans les lignes, dans la beauté de la langue, elle se sentait moins seule, à chaque fois qu’un texte lui parlait, elle ressentait en la douleur des auteurs son mal d’adolescente, elle s’accrochait aux mots, car il y en avait tant à découvrir, tant d’histoires à vivre, qu’elle ne pouvait pas lâcher. Alors chaque soir, au milieu de la nuit, quand la lune était seul témoin de son agonie, elle lisait, elle lisait de la poésie.
    ~elle lisait de la poésie
     
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  4. wolcaine99

    wolcaine99 Légende

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    J'adore ton style de description. Tu arrives très bien à faire ressortir les sentiments et on se met facilement à la place de ton personnage^^
     
  5. rêveuse nocturne

    rêveuse nocturne Légende

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    Merci beaucoup, j'écris au style assez lyrique, donc je m'y concentre ^^
     
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  6. rêveuse nocturne

    rêveuse nocturne Légende

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    T'inviter à danser, en prose

    Bals modernes aux milles folies, où les musiques emplissent mon esprit engourdi, les pas effrénés autour de nous alourdissent notre perception, et j’en suis étourdie jusqu’à ce qu’alors, petite apparition de bout de femme élancée, je te vois. Doux rêves ; songes absurdes ! Emplissent soudain mon âme. Rêves emplis de toi, ma dame, et de tes mains dans les miennes, et de tes lèvres sur les miennes et de ton esprit tout pour moi. Comme une envie de m’approcher, des yeux d’ors, lèvres de feu, qui constituent ta personne. Et je ne peux que me demander, comment des yeux peuvent tant ressembler à des perles de miel, et comment un sourire peut sembler plus coloré, que les couchers de soleil sur la méditerranée. Je ne peux que t’observer. Et me dire que, comme héritiers de la belle époque, j’aimerais, ô malheur, j’aimerais, T’inviter à danser
    Te faire voler dans mes bras, sentir ton bonheur contre moi, et que, j’ose espérer, tu me vois. Peut-être pas m’aimer, peut-être pas comme moi, mais me voir exister, que tu saches que je suis là. Mais regard d’autrui, jugeurs, comme des lames déchirantes, le cœur lourd ; la relève des inquisiteurs, se permettent de juger l’amour. Et me voilà, hypocrite, oubliant, pensant comme s’ils n’étaient pas, comme s’il n’était que nous. O absurde fantaisie ! Rêves et espoirs ridicules ! Qui saurait ce que peuple tes pensées ? Car il est impossible, ô impossible Que tu aimes un jour une fille. Et quelle douleur qui me transperce ! Une certitude, plus une aiguille : que tu n’acceptes pas l’amour interdit, et je t’aime pleine de cette agonie.
    Et qu’est-ce ? La douleur ! Si proche et si lointaine, car je pourrais danser et danser et tant danser toutes ces soirées à coté de toi qui ondule et qui rit et qui fascine.

    Près de toi, et je t’aime. Mais tel barrière invisible, plus un gouffre. Car tu es si proche, je peut te regarder, et tendre les doigts, à quelques centimètres de toi, mais sans jamais t’atteindre. Tu resteras toujours éloignée, à me lancer des sourires factices et détourner un regard triste. Prison sociale.

    Mais au cœur de la nuit, ou d’une chanson entrainante, j’ose rêver, amèrement. J’en oublie le monde qui nous entoure, j’en oublie le sens du mot impossible, j’en oublie la mort et le mal, j’en oublie les noms, j’en oublie les genres. Dans mon oublie, je me réfugie en mon monde de songes. Et je te pense en me disant comme j’aimerai, ô j’aimerai, t’inviter à danser
     
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  7. Mimsii

    Mimsii Nouveau membre

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    C'est magnifique tu as vraiment un superbe talent de poète
     
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  8. rêveuse nocturne

    rêveuse nocturne Légende

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    Merci beaucoup à toi >.<